Twitter

Réussir son oral VAE
6 - Comment préparer l'entretien du jury de validation des acquis ?

LA VAE ETAPE PAR ETAPE
COMMENT FINANCER
SA VAE ?
1 - Quel diplôme
2 - Qui contacter
4 - Validation
5 - Accompagnement
6 - Oral - Jury
Préparer l'entretien du jury - Tarifs - Objectifs et déroulement de l'entretien - Conseils - Postures du jury
 

C'est votre première visite





















Votre dossier de validation est déposé dans les délais. Maintenant, chaque membre du jury, composé d'enseignants et de professionnels, va en prendre connaissance (au moins un quart de représentants qualifiés des professions concernées avec le souci d'assurer une représentation équilibrée hommes, femmes et employeurs, salariés - décret 2002-615 du 26 avril 2002).
Le jury se rassemble généralement une, deux ou trois fois l'an. Dans certaines universités ou écoles, il se réunit dès que vous êtes prêt. Ni l'accompagnateur, ni un ou des membres de l'entreprise du candidat ne peuvent être membres du jury (décret 2002-615 du 26 avril 2002).


A quelques exceptions près, une phase d'attente d'un mois, deux mois ou plus selon les cas, est à prévoir avant l'entretien. (Pour les titres professionnels du Ministère du Travail une mise en situation réelle de travail est organisée).
Nous vous proposons de profiter de ce délai pour préparer l'entretien de validation. N'attendez pas de recevoir votre convocation pour préparer cet exercice. Plus le niveau du diplôme est élevé, plus vous devez décider d'y consacrer du temps.

Nombre de candidats se discréditent lors de l'entretien. L'improvisation ne s'improvise pas, il faut du temps pour trouver l'inspiration, structurer, mémoriser et roder votre discours. C'est dans les mots que nous pensons. Le langage est la médiation de la pensée.
Comme pour l'écrit, à l'oral nous concentrons nos efforts d'accompagnement sur la maitrise du langage inhérent au diplôme visé.


Il s'agit de se préparer pour :
-
se prémunir contre la banalité des mots vides de sens, car trop usuels, exemple : gérer, faire, travailler,... Ils révèlent une pensée floue, l'impréparation.
-
Eviter les maladresses de langage qui trahissent des incompétences par rapport aux attendus du diplôme
-
Eviter les pièges des généralisations, de la décontextualisation.
-
Pallier les hésitations préoccupantes.
-
Fournir des réponses synthétiques, ordonnées, pertinentes et complètes en une minute de temps de parole.


Déroulement de l'entretien et ces objectifs : les jurés enseignants auront tendance à comparer les connaissances théoriques des candidats à la VAE avec celles de leurs étudiants.
Les professionnels du secteur d'activité seront plus centrés sur le niveau des connaissances en acte des candidats et sur leur vision du métier.
Si votre dossier de validation est sans faille, cette étape n'est souvent plus qu'une formalité, sauf si le référentiel diplôme stipule que savoir prendre la parole face à des tiers est essentiel. L'oral sera l'occasion de prouver vos compétences en la matière.
Pour en savoir plus, téléchargez la charte de déontologie des jurys VAE et le décret 2002-615 du 26 avril 2002 (l'article 4 traite de l'organisation du jury).

Dans la seconde partie, nous donnerons des conseils pour vous préparer et réfléchirons sur le processus de validation des acquis et la posture du jury.

Quelle que soit la décision finale, nous rappelons que ce ne sont ni votre parcours, ni vos compétences qui sont évaluées, mais seulement leurs adéquations avec le diplôme visé.

Une bonne préparation à l'oral de validation est utile en d'autres circonstances. Elle constuit des schémas mentaux, qui aident à maitriser les échanges professionnels et les entretiens d'embauche.

 
 

Préparer l'entretien du jury

Notre préparation à l'entretien se fait sur la base du dossier de validation, du CV et du référentiel diplôme. Notre prestation est donc contextuelle et différenciée. A défaut, le service fourni n'est pas sérieux.

Chaque membre du jury vous questionnera pour obtenir des précisions, des informations complémentaires, examiner et vérifier vos écrits.
Notre objectif est différent de celui du jury. Le rôle de celui-ci consiste à mettre en doute vos écrits. Notre rôle est de vous préparer à répondre aux objections et demandes de clarification en une minute, une minute et demie de temps de parole.
Créer un questionnaire tenant compte du diplôme et de vos contextes pour s'entrainer à répondre de façon synthétique, probante et sans hésitation est donc un outil préalable indispensable.

 
   

Pour faire votre demande, veuillez remplir ce formulaire WORD.

Envoyez-le à cette adresse : contactjury@vaeguidepratique.fr
Nous pouvons administrer le ou les entretiens le weekend.
Il est préférable d'enregistrer l'accompagnateur pour ne perdre aucune information.

Prévoyez de nous contacter au moins quinze à vingt jours avant votre oral, car plus vous consacrez de temps à la construction de votre argumentation mieux cela vaut.
Nos accompagnateurs suggérent aux candidats des travaux préparatoires nécessitant du temps pour rédiger, mémoriser, mettre en communication son argumentaire.

Les entretiens sont téléphoniques. Selon notre expérience, c'est la méthode la plus efficace pour le candidat et aussi la moins onéreuse. Elle entraine le candidat à n'être plus qu'une oreille et une parole, à se focaliser uniquement sur les éléments de langage convainquants et qui fondent l'assurance
.

     
 
C'est principalement à partir de votre dossier de validation que nous élaborons notre questionnaire. Nous devons donc préalablement le lire.
Si vous visez un diplôme universitaire, adressez-nous son référentiel.


Que pouvez-vous attendre de cette préparation individuelle ?
1 - Une relecture pour correction de votre texte de présentation, (ou diaporama pour les diplômes universitaires. L'accompagnateur propose un plan pour le concevoir)
2 - des conseils généraux pour ne pas subir l'entretien, portant sur le contrôle émotionnel et sur la conduite à adopter face à certaines postures déstabilisantes du jury,
3 - une mise en capacité de répondre en maitrisant le fond, l'ordonnancement des idées et la durée,
4 - un entrainement à l'exposé complet et clair de vos processus, études, plans de travail en réponse aux questions habituelles des jurys et à celles relatives à votre dossier de validation,
5 - des relances correctives systématiques sur tout ce qui est implicite, pré-réfléchi, « à coté », dans votre dossier de validation et dans votre discours,
6 - une aide à la verbalisation afin d'éviter les hésitations préoccupantes, les ambiguïtés, développer l'esprit d'à-propos, contrôler ce qui doit être tu,
7 - repérer les mots et les expressions clés pour ancrer votre assurance dans la précision du langage,
8 - une relecture de votre travail écrit préparatoire à l'oral (il est indispensable de comprendre que le passage préalable à l'écrit soutient l'oral),
9 - un argumentaire autour des problématiques rencontrées dans l'exercice de votre métier. Il s'agit de cadrer les singularités de votre parcours d'expérience avec les attentes du diplôme.

La réduction du trac ne peut se faire que grâce à une préparation écrite sérieuse en amont du jour J.

9 - Dans un second temps, si le candidat le souhaite, un oral blanc complète ce travail préparatoire.

Vous TRAVAILLEZ en COMMUN avec votre accompagnateur.
Jusqu'à la date de l'oral, il restera à votre disposition pour vous conseiller et vous aider à prendre vos marques.


Voici nos tarifs.
Nous garantissons des interventions respectueuses, écartant les jugements de valeur et les abus d'influence

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 



Objectifs et déroulement de l'entretien

L'oral de validation, prouve d'abord au jury que vous êtes bien l'auteur de votre dossier (test de sincérité) , ensuite vos capacités à intervenir face à un groupe, à vous présenter, à vous faire comprendre, à traiter les objections, à repérer les attentes. Apparaitront au jury la qualité de la préparation de vos entretiens professionnels, le soin apporté pour construire un argumentaire et vos compétences relationnelles.
Comme votre dossier, un oral de validation est le miroir, dans le fond et la forme, de vos pratiques professionnelles. Tel vous serez face au jury, tel vous êtes en situation de travail. Le jour de l'oral, vous serez dans l'exercice de votre profession.

L'oral n'est pas une conversation familière. Vos capacités à verbaliser de façon claire et concise (dans un temps très limité pour chaque question) seront mobilisées. Il faut vous y entrainer.
Le jury demande d’approfondir la mise en relation du dossier avec le référentiel du diplôme visé. Les questions portent donc à la fois sur les attendus du diplôme et le dossier de validation.
Il ne relance pas le candidat sur toutes les zones de flou. C'est au candidat à être explicite et synthétique, deux compétences majeures et complexes.
En conséquence, la recherche de la rigueur, de la concision, de la cohérence et de la vraisemblance par la précision du langage est l'objectif de notre accompagnement.


L'entretien n'est normalement ni une épreuve de contrôle des connaissances ni un oral d’examen ou de concours (consultez la circulaire n° 2003-127 du 1 août 2003). Il y a des exceptions en fonction du niveau du diplôme visé.
ébut de l'échange, vous disposez généralement d'un temps de parole d'une durée variable pour vous présenter. Une préparation écrite préalable s'impose. Mémorisez votre texte.

Nous vous suggérons de suivre ce plan (pour les diplômes universitaires, nous proposons un plan plus précis après étude des écrits et du diplôme) :

Repérez la ou le Président du jury.
1 - Présentez-vous (état civil et statut présent, ancienneté dans vos fonctions).
2 - Présentez votre parcours professionnel (ou plus largement, votre parcours d'expériences). Résumez-le, montrez sa cohérence. Faites apparaitre vos efforts pour progresser. Soyez succinct, car normalement le jury a déjà pris connaissance de votre dossier de validation.
3 - Rappelez succinctement votre niveau d'étude et vos formations continues.
4 - Présentez votre projet VAE, rappelez vos motivations. Donnez du sens.
Qu’est ce que l’éventuel obtention du diplôme va changer, pour vous et autrui ?
Pourquoi avez-vous choisi de valider ce diplôme plutôt qu'un autre ?

5 - Présentez les emplois et les activités explicités dans votre dossier de validation. Reliez-les systématiquement aux attendus du diplôme. C'est la partie principale de votre intervention, celle qui nécessite le plus d'investissement en temps.
Explicitez la progression constante de vos responsabilités.
Pourquoi avoir choisi de décrire ces missions, ces d'activités plutôt que d'autres dans le dossier de validation ? En quoi montrent-elles que vous maitrisez les compétences et connaissances requises par chaque unité d'enseignement du diplôme ? En quoi sont-elles en étroite correspondance avec le niveau de complexité attendu ?
Expliciter d'autres situations de travail était-il envisageable ? Si oui, lesquelles ? Pour révéler quoi ?
Développez, c'est important.
Si c'est la seconde fois que vous vous présentez devant le jury, dites en quoi vous avez progressé depuis votre première expérience et quelles erreurs vous avez corrigées.
6 -
(A partir du niveau bac+3) Quelles problèmatiques sont apparues lors de la rédaction de votre dossier. Comment les avez-vous résolues ?
Montrez une démarche intellectuelle assumée.
7 - Evoquez votre attachement au métier et vos convictions.
8 - Remerciez le jury pour son attention.

La présentation est un exercice limité dans le temps. Comptez généralement de 10 à 15 minutes de temps de parole (souvent davantage dès le niveau bac+4). Il est donc nécessaire de vous chronométrer lors de la phase d'appropriation du texte.
Ne vous perdez pas dans les détails, c'est-à-dire montrez votre compétence à distinguer le déterminant de l’accessoire.

Relisez soigneusement le référentiel diplôme et votre dossier avant votre passage devant le jury.

Pour conclure votre parcours, voici une suggestion de sujets à aborder (une ou deux minutes de temps de parole) :
- Qu'ajouteriez-vous à votre dossier de validation ?
- Examinez ce que la démarche VAE vous a apporté (retour d'expérience).
Questions : Quelles leçons en tirez-vous ? Quels savoir-faire ? Cette expérience sera-t-elle utile dans le développement de vos activités ?
- Discutez de l'évolution prévisible du métier et comment vous vous y adapterez.



 

 

 






























CONSEILS


PHASES PREPARATOIRES :
Le recueil d'informations, l'appropriation où mémorisation, l'activation.

Une bonne préparation passe par un travail de synthèse écrit, puis la mémorisation des arguments, faits majeurs et des données significatives.
Ce préalable est indispensable, car :
- Les arguments ne sont pas immédiatement disponibles à la mémoire.
Puis pour :
- garder la maitrise intellectuelle et émotionnelle des échanges,
- éviter les réponses approximatives, non structurées ou hasardeuses signes de confusion,
- repérer de qui va capter l'intérêt du jury (les situations exceptionnelles, l'enthousiasme pour le métier),
- maitriser l'influence du jury sur vous et de vous sur le jury.
Ne présupposez pas que le jury devinera tout ce qui sous-tend votre action (diagnostic, enjeux, objectifs par exemple). L'effort d'explicitation est un travail, il est nécessaire de s'y exercer. La mémoire comme la pensée s'optimise par la pratique c'est-à-dire le rodage du discours.
Relisez votre dossier de validation. Réfléchissez aux considérations qui permettent d'approfondir et de justifier certains détails de votre dossier.
- Rédigez une synthèse de vos principaux processus de travail.
- Dressez un tableau synthétique des connaissances, capacités, qualités nécessaires à la bonne réalisation des missions qui vous sont confiées et faites-les correspondre avec les exigences du diplôme.

(surtout au niveau universitaire) Pour animer votre présentation, renseignez-vous au préalable, si vous avez la possibilité de faire une projection type PowerPoint.
Faites circuler des documents, des supports illustrés (schémas, photographies...) pour faciliter les représentations de votre auditoire et maintenir l'attention.
Dès le niveau licence, révisez les définitions de vos principaux outils de pensée, concepts et représentations abstraites. Vos capacités à définir seront éprouvées.
Montrez que vos compétences se sont développées dans des contextes différents (décontextualisation et recontextualisation des acquis).

Plus le niveau du diplôme visé est élevé, plus vous serez testé sur les zones d'imprécision, de flou, les problématiques et sur l'évaluation des conséquences de vos actes.
Anticipez les objections.

ENGAGEZ un dialogue avec le jury, ouvrez un débat (surtout à partir du niveau bac+5). Travaillez les points susceptibles de l'intéresser, il est loin de tout connaitre. Soignez votre interaction avec lui en insistant sur vos domaines d'expertises par exemple.
Ainsi vous maîtrisez et orientez l'entretien autant que possible et diminuez les risques de flottement. Ce n'est réalisable que si vous avez bien préparé l'entretien.


FACE AU JURY :
Gardez toujours une attitude professionnelle. Vous n'êtes pas un étudiant.

Avant de répondre au jury,
• pour vous centrer sur la question posée, notez par écrit le thème évoqué,
• faites attention au sujet des questions : de qui parle-t-on ? Si le sujet est indéfini, tâchez surtout de ne pas parler que de vous, mais de prendre en considération toutes les parties prenantes,
• à chaque question "comment ?", explorez l'avant, le pendant et l'après de l'action (du processus de travail).
N'hésitez pas à présenter des schémas,
• utilisez un vocabulaire professionnel,
• n'hésitez jamais à relancer le jury lorsque ses questions sont floues, trop larges. Tout au long de l'entretien concentrez-vous sur les éléments de langage employés par le jury (notamment les verbes), pas sur les personnes. Cette focalisation sur les mots évitera de vous disperser.
Contextualisez vos réponses. Vos connaissances contextuelles intéressent le jury.
Illustrez vos réponses par des exemples vécus significatifs (il s'agit de faire en sorte que le jury se reconnaisse dans l'évocation de situations vécues). Intéressez le jury en reliant vos réponses à des exemples vécus.
Dites : "j'ai une expérience qui illustre ma réponse à votre question..." Explicitez en 1 à 2 minutes et reliez au diplôme.
Ce travail de mémoire et être dans la conviction de ce que l'on dit se prépare. Il aide à garder en partie l'initiative des échanges.

On peut discerner deux niveaux de réponses aux questions du jury :
La mauvaise approche - Réponse limitée à ce qui est demandé, sans approfondissement (10 à 15 secondes de temps de parole). Le candidat subit l'entretien, il informe peu, ne prends pas l'initiative.
Si vous obligez le jury à vous relancer maintes fois pour obtenir une information, il pensera que vous ne savez pas informer en situation de travail.
Un candidat qui n'apporte au jury que des réponses trop succinctes, anodines, incomplètes devra inévitablement traiter davantage de questions qu'un candidat qui saura comprendre et exploiter les attentes. Il démontrera qu'il ne prépare pas ses entretiens professionnels.

La bonne approche - Réponse en développant le thème abordé, dans les buts de faire émerger tous les aspects des problématiques rencontrées et de faire ressortir ce que vous avez appris (en 1à 3 minutes de temps de parole) :
" Cette question pose le ou les problèmes suivants... Souhaitez-vous que j'approfondisse ce ou ces points ?".
Le candidat maitrise l'entretien. Il est convainquant. Il sait ce que veut dire placer sa hiérarchie en situation de décider.

Développer vos capacités à profiter des questions du jury pour valoriser vos acquis et la problématisation de vos situations de travail sont des objectifs essentiels de notre accompagnement
.


ATTENTION :
Le jury adopte parfois une posture volontairement fermée dont voici quelques manifestations:
- attitude fruste, sans savoir-vivre ni considération pour le candidat,
- attitude critique, provocante,
- tenir pour suspect le fait que vous soyez l'auteur de vos écrits,
- des interventions fréquentes, hachant le développement de vos réponses, confisquant la parole et rompant le fil de vos idées.
L'objectif poursuivi (discutable à notre avis) est de vous déstabiliser, de vous embarrasser. En allant au-delà, vous démontrerez vos capacités à contrôler la marche de votre pensée et à résister aux tentatives d'intimidation, preuves que vous vous comportez ainsi dans l'exercice de votre profession.
En conséquence, entrainez-vous dans un environnement déstabilisateur à exprimer en une à deux minutes vos processus de travail et leurs objectifs.


La durée de l'entretien est variable. Elle dépend du niveau du diplôme et de la qualité de votre livret de validation ; comptez entre 30 et 50 minutes (parfois deux heures sur des diplômes de haut niveau).
A la fin de l'entretien, le jury peut délibérer immédiatement, mais le plus souvent, le résultat vous est communiqué au bout d'une à trois semaines. Il a trois possibilités :
la validation totale. Vous obtenez un diplôme qui a la même valeur qu'un diplôme ou un titre obtenu à l'issue d'un parcours de formation. Aucun organisme sérieux d'accompagnement ne peut vous garantir une validation totale, les disparités d'évaluation des jurys sont importantes. Tous les niveaux confondus, environ 50 % des dossiers débouchent sur une validation totale.

La validation partielle. Le jury ne valide qu'une partie du diplôme. Dans ce cas deux solutions sont possibles pour acquérir les connaissances manquantes :
soit par un complément de formation avec passation des épreuves ou Unités d'Enseignement non obtenues,
soit en complétant son expérience professionnelle. Un nouveau recours à la VAE est alors envisageable.
Questions à poser :
- Où valider les Unités d'Enseignement manquantes ? Auprès de qui se renseigner ?
- Comment officialiser les Unités d'Enseignement validées ?

- Quelle est la durée de validité des Unités d'Enseignement validées ?
- Les Unités d'Enseignements acquises sont-elles transposables sur un autre diplôme similaire validable par VAE ?
Dans certains cas, le jury exige un contrôle complémentaire (par exemple sous la forme d'une étude de cas). La validation totale dépendra du résultat de ce test.


Le refus de validation. Le refus intégral est la décision la plus rare (10% des parcours).
Comment expliquer le refus alors que le candidat fut déclaré recevable sur la certification visée ?
Les causes principales d'échec total sont :
- la transmission d'informations erronées lors de la phase de recevabilité.
- une mauvaise orientation, le cas est fréquent.
- Une mauvaise compréhension de la VAE. Le candidat tente de valider un diplôme, pas un métier ou un poste.
- Une mauvaise étude des attendus du diplôme visé. C'est hélas souvent le cas.
- un livret/dossier de validation explorant mal le parcours d'expérience, reliant mal les acquis au diplôme ou ne maitrisant pas les risques de mauvaises interprétations du lecteur. Le candidat ne sait pas argumenter, a une faible conscience de la portée de ses actions.
- un oral de validation mal préparé.
- un accompagnement superficiel, vecteur de risques pour les candidats.

ATTENTION, le jury est souverain et ses décisions sont irrévocables. Il peut rédiger un procès-verbal de sa délibération.
En cas d'absence justifiée liée à un événement indépendant de la volonté du candidat, l'entretien est reporté et donne lieu à une nouvelle convocation.


JURISPRUDENCE : (consultez Arianeweb)
les délibérations des jurys VAE peuvent être contestées devant le tribunal administratif compétent. Cependant, les juges n'ont pas à se substituer au jury VAE qui reste souverain dans l'appréciation des compétences que les candidats ont su exprimer.
Le Conseil d'Etat confirme qu'il n'y a aucune obligation pour un jury de motiver ses décisions.
Les juges peuvent annuler la décision du jury si celui-ci ne respecte pas la réglementation de certains diplômes qui prévoit que les candidats ne doivent pas être interrogés sur les savoirs qui leur sont associés.
En cas de comportement répréhensible prouvé d'un des membres du jury comme un manque d'impartialité, les juges peuvent annuler les décisions.
Les juges peuvent annuler la délibération du jury du fait d'une composition irrégulière.
Seul le jury de validation des acquis de l'expérience peut se prononcer sur la faisabilité d'un parcours VAE.


Attention, la partie perdante ne peut pas obtenir le remboursement des frais. Elle pourra même être condamnée à rembourser tout ou partie des frais d'avocat de la partie adverse.
Si une requête est abusive, le tribunal administratif peut infliger une amende.
D'autre part, les délais de jugement sont importants (parfois plus de deux ans). Un délai à comparer avec la durée de vie de certaines Unités de Valeurs des diplômes : 3 ou 5 ans.





 


















Processus de validation des acquis de l'expérience
Postures du jury

Les membres du jury, tous avec des niveaux de formation homogènes, partagent normalement une connaissance globale du public concerné par le diplôme et une vision similaire de la branche d'activité, mais évaluer un dossier, résumant parfois toute une vie de travail, reste une gageure.
Les représentants du monde professionnel et de l'enseignement éprouvent des difficultés à rapprocher des savoirs incomparables avec tout ou parties d’un diplôme. Pour certains d'entre eux, c'est un exercice inédit, déstabilisant qui remet en cause leur système de connaissances et d'évaluation.

Illustration : un candidat vise un BTS assistant de manager. Il travaille dans un cabinet d'avocats fiscalistes. Il y a de fortes chances que les membres du jury ne connaissent pas grand-chose aux spécificités de ce secteur d'activité. C'est au candidat de savoir les exprimer pour rendre visibles et mesurables les compétences mobilisées. Le jury ne le fera pas à votre place.
Le candidat est l'avocat de son parcours d'expérience.


Il n'est pas demandé aux professionnels membre du jury d'être titulaire du diplôme visé par le candidat.

Le jury se doit d'être septique. Le livret de validation est un objet de connaissance douteux. L'oral est l'occasion de le questionner pour tendre vers la plus grande certitude possible.
Alors, faute de points de référence intangibles, comment évaluent-ils les acquis du candidat ? Lisez aussi les grilles de lecture du jury.

Premier point. Le jury accorde une importance particulière au niveau de formation initial, indicateur des compétences théoriques, pratiques et procédurales de base.

Deuxième point. L'historique du parcours d'expérience et l'ancienneté dans les fonctions occupées sont aussi des références importantes.

Troisième point. La VAE est une autoévaluation faite par le candidat. Il en résulte une forte subjectivité. Le jury évalue cette autoévaluation. Votre capacité à mesurer votre niveau réel est un très bon indicateur pour le jury.

Quatrième point. Il est essentiel que le candidat soit le plus crédible et sincère possible en apportant les preuves de ce qu'il affirme. Le jury teste l’authenticité des écrits. Le moindre doute influence sa décision. Il est toujours en quête de preuves incontestables et d'indices révélateurs repérables lors de l'explicitation écrite et orale de ses activités. Lisez, comment explorer ses activités de manière convaincante pour le jury ?

Cinquème point. Le jury est en quête d'exemples vécus. Ce vécu doit permettre l'accès et le développement des connaissances recensées par le diplôme. Il est donc important de les décrire et d'expliciter le niveau de complexité et l'attitude professionnelle afférente.
Toutes les compétences attendues non illustrées par un ou des exemples vécus sont considérées comme insuffisantes. Un dossier de validation purement théorique revient à confondre la VAE avec une formation. Un dossier de validation n'est pas un exposé théorique.
C'est selon l'importance de ces lacunes repérées dans vos évocations que le jury validera totalement, partiellement ou pas du tout votre démarche.

Sixième point. Il est relativement facile d'établir la réalité et le niveau des acquis techniques et des savoir-faire à valider, mais objectiver les acquis théoriques, cognitifs et sociaux des candidats est plus difficile. C'est la raison pour laquelle le candidat doit insister sur ses capacités à argumenter, à généraliser ou particulariser et à analyser (étude des raisonnements) lors de la rédaction de son dossier. Les concepts liés au "métier" doivent être clairement perceptibles.
A l'oral, le jury s'appuie sur l'analyse du langage employé par le candidat pour déduire le niveau de compétence. Illustration : à la question, comment savez-vous que le résultat obtenu est bon ? Si le candidat répond : "je le sais, c'est tout", il ne place pas le jury en situation d'évaluation. Le jury déduira qu'en situation de travail, il est confus. Par contre s'il répond en donnant une description et une analyse du niveau requis d’un processus de travail, il témoigne de la conscience de son savoir.

Septième point. Souvent, faute de pouvoir faire émerger les compétences individuelles des compétences collectives, le candidat doit souligner et valoriser tout ce qui le fait sortir d’un rôle d’exécution.
Il définira le périmètre de ses responsabilités. Plus il est large, plus le niveau du diplôme est élevé.

Huitième point. Le jury est attentif aux capacités du candidat à repérer, exposer et expliquer les problémes spécifiques au métier et ses méthodes pour les résoudre.
N'hésitez pas à arguer en termes scientifiques ou techniques.
Pour le candidat, il est donc crutial de faire émerger ces souvenirs, d'explorer les problèmes dans le temps et sous plusieurs dimensions et de faire des liens logiques entre elles.
Voici quelques questions typiques que se posent les membres du jury :
" Compte tenu des informations transmises oralement et par écrit par le candidat à propos des acquis issus de ses expériences, des conditions dans lesquelles il réalise ses activités, de la façon dont il s’y prend et justifie ses choix, puis-je considérer qu’il agit en professionnel du niveau d’exigence attendu d’un titulaire de la certification visée ? "
" Comment mesurer le niveau des connaissances à partir des expériences explicitées ?",
" Quels critères d'évaluation dois-je identifier, privilégier ?"
" Comment fonder un jugement d'ensemble solide ?"

Répondre à ces questions n'est pas simple.

Neuvième point. Le jury veut savoir comment le candidat a acquis ses connaissances et compétences au fil du temps. Il est attentif au parcours de formation professionnelle continue, aux efforts d'autoformation du candidat, aux échanges inter et pluridisciplinaires, aux certifications et habilitations.

Reste que certains métiers, aux compétences clairement identifiables, sont plus facilement validables que d'autres, mais plus le niveau est élevé plus l'explicitation des compétences cognitives doit être affinée.
La VAE remet aussi en cause les jurys. Il a des limites interprétatives, car repérer et évaluer les niveaux réels de compétence à la simple lecture d'un mémoire de validation, sont des exercices complexes ; rien à voir avec la correction d'un devoir sur table. Le candidat doit s'appliquer à faciliter la tâche du jury et chassant toutes les ambiguïtés. C'est une compétence attendue que normalement l'accompagnateur aide à développer. Lisez, Comment faire émerger les connaissances implicites des experts ?

La prise de décision du jury est généralement consensuelle et assez rapide, un tour de force au regard des difficultés.




Si vous souhaitez devenir membre d'un jury VAE, il vous faudra :
- proposer votre candidature auprès des organismes en charge du diplôme visé par le candidat.
- Savoir évaluer les compétences et connaissances du candidat sur la base de l'étroite cohérence entre chaque attendu du diplôme visé et des écrits. Etre un professionnel du secteur concerné par le diplôme est requis.
- Savoir concevoir un questionnaire et animer un entretien d'évaluation.
- Savoir argumenter son évaluation pour délibérer avec les autres membres du jury.

Conformément à une charte déontologique, vous déciderez de l'attribution (totale ou partielle) ou du refus de validation.
- En cas de validation partielle, vous serez apte à expliciter des préconisations.

Qui sommes-nous ? Notre travail
I
I
I
I
I
I
I
Jury
I
I